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| DEMOS LEVE TOI ! |
PARTI
COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)
01 B.P. 2582
Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél. :21
35 02 95/97 68 88 73 – Site : www.la-flamme.info
DEMOS, LEVE-TOI !
Pendant que le peuple a faim,
pendant que l’école s’écroule, pendant que l’avenir de la jeunesse est sombre
et que celui du peuple s’est assombri, les gouvernants, accrochés à leurs
intérêts, s’amusent et se jouent du peuple.
D’un côté, le clan de Boni Yayi avec
le gouvernement, au parlement, à la cour constitutionnelle et à la cour
suprême, agrippé à leurs intérêts sordides, prend des mesures les plus
arbitraires, menace tout en se "foutant" royalement des libertés et
du sort des travailleurs et de la jeunesse. De l’autre, les chefs et ténors de
G4, G13, Force-clé, dans leur course et volonté du "partage du
gâteau", organisent manigances sur manigances sans se préoccuper des
exigences populaires.
Les contradictions entre les deux
camps autour du partage du gâteau sur le dos du peuple ont désormais, au vu et
au su de tout le monde, débouché sur des empoignades. Outre les "coups de
poing" à la conférence des présidents au Parlement, le monde entier a
assisté aux tambourinades à la séance du 14 août 2008 des députés du clan
opposé au gouvernement pour se faire entendre raison face au clan de
l’exécutif.
On sait que l’enjeu de ces travaux
est la destitution du président du parlement, Mathurin Nago, homme lige de Boni
Yayi. A cet effet, le clan des G13, G4, Force-clé avait déposé un projet de
résolution qu’il a voulu retirer et y substituer un autre. Le clan
présidentiel, ayant observé que la première résolution l’arrangeait, s’oppose
au retrait et arguant du fait que la première résolution avait été déjà enregistrée,
veut la mettre en discussion. Ce que les députés G13, G4 et autres rejettent en
demandant une motion de procédure et en organisant, face au refus de Nago, la
tambourinade pour bloquer la poursuite des travaux. Ainsi, les questions de
forme cachent des questions de fond : l’affrontement entre deux forces au
sommet au sein de la haute bourgeoisie pour le pouvoir aux fins du partage du
gâteau.
On a vu tout de suite le président
de l’Assemblée, Mathurin Nago, dans un communiqué public, condamner le camp G4,
G13 etc. de « trouble à l’ordre public au parlement et
d’indiscipline ». Que veut faire maintenant, Boni Yayi contre des députés
au parlement pour mettre fin au trouble à l’ordre public ? Crie-t-il au
trouble afin de justifier l’appel à l’intervention des Nations Unies ? Que
fera de son côté le camp des G4, G13 et autres ? Les coups de force ont
commencé déjà par des empoignades. Jusqu’où iront-ils de part et d’autre ?
Ce qui est certain, on sait que ni
les coups d’Etat ni les interventions de forces extérieures dites
d’interposition ou de paix n’ont jamais aidé à la résolution des problèmes
fondamentaux du peuple. Ils ont servi à imposer sous couvert
"d’hommes neufs" des agents au service des ennemis des masses
populaires.
Or, les problèmes du peuple du
Bénin, après les mouvements révolutionnaires de 1989-1990 et tout au long des
luttes depuis lors, se sont précisés, synthétisables en projets de lois tout
aussi précis. Aucun des deux clans au sommet ne touche ces problèmes principaux
et pressants des masses populaires pour leur émancipation, comme l’instruction
dans les langues nationales sans exclusive, la publication de tous les accords,
l’autonomie administrative locale avec le pouvoir réel aux rois et
intellectuels traditionnels qui l’exercent déjà, etc. On sait et on dit à juste
titre que ces deux camps sont comme « blanc bonnet, bonnet blanc».
Il est bien connu que le Parti Communiste du Bénin avec toute la démocratie
révolutionnaire a synthétisé et publié ces exigences en treize thèses, base
d’une nouvelle constitution, populaire.
La question à l’ordre du jour, c’est
le combat du peuple pour se donner un pouvoir qui traduise en décrets ces
exigences pour leur mise en œuvre. Alors, comme l’a écrit l’hebdomadaire
catholique "La Croix
au Bénin" dans sa dernière parution, nous disons : Démos (peuple),
lève-toi !
Cotonou, le 15 août 2008
Le Parti Communiste du Bénin
|
Transmis par laflamme le 16 August 2008 à 18:28:40 (18 lectures)
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| DECLARATION DU PCB |
 PARTI COMMUNISTE DU BENIN
01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél. : 21 35 02 95 – Site : www.la-flamme.info
Communiqué aux travailleurs, aux jeunes et aux peuples du Bénin
A propos des menaces d’assassinats politiques
Dans
la "Déclaration à propos des ordonnances et des délégués militaires du
gouvernement de Boni Yayi" du Bureau Politique du PCB en date du 31
juillet 2008, il est dit : Le gouvernement de Boni YAYI « avoue
piteusement que face aux souffrances énormes du peuple, son
gouvernement et lui-même avaient épuisé toutes leurs munitions. Quand
un gouvernement avoue ainsi son échec et son impuissance, il ne lui
reste que deux issues : démissionner ou gendarmer le pays et le peuple.
Boni YAYI a choisi la seconde issue. »
Non
seulement, il se refuse contre toute légalité à installer les conseils
communaux, mais encore il ne trouve d’autre voie que de recourir aux
ordonnances pour faire passer de force des accords internationaux dont
le contenu est inconnu du peuple (non publié), accords négociés par
lui-même et ainsi ratifiés sans autorisation parlementaire ! Pire, il
instaure un état d’urgence en nommant à la tête de chaque département
un Délégué militaire qui concentre en ses mains tout le pouvoir
administratif et sécuritaire avec le préfet et les maires sous les
ordres de ce délégué.
Dans
cette escalade répressive, des rumeurs les plus diverses circulent. Des
journaux les relaient qui font état de ce que des attentats sont
programmés contre des hommes politiques ; des noms sont cités : Adrien
HOUNGBEDJI, Kolawolé IDJI, Paul Essè IKO, etc. Ces
rumeurs sont évoquées dans des réunions publiques ; des agents de
renseignements en font état et visiblement pas seulement pour faire
peur. Vraies ou fausses, ces rumeurs sont à prendre très au sérieux
puisque d’ores et déjà nous nous trouvons sous état d’urgence.
Travailleurs,
Jeunes, Peuples du Bénin, il est inadmissible que des chefs
d’organisations de masse ou d’organisations politiques fassent l’objet
de projets d’assassinats politiques et à plus forte raison d’éventuels
assassinats politiques. La Terre de nos aïeux ne tolérera plus jamais
de tels crimes.
C’est pourquoi, le Parti Communiste du Bénin vous appelle à vous lever comme un seul homme pour
- rejeter l’état d’urgence instauré par le gouvernement de Boni YAYI ;
- infliger la plus lourde défaite à toute action visant à toucher un seul cheveu d’un chef d’organisation politique ou de masse ;
- et en cas de survenue du moindre assassinat politique, à se saisir de Boni YAYI lui-même pour le mettre hors d’état de nuire.
Fait à Cotonou le 1er août 2008
Le Parti Communiste du Bénin
(PCB)
Lisez et diffusez largement
|
Transmis par laflamme le 02 August 2008 à 17:40:50 (44 lectures)
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| PAS DE TROUPES FRANCAISES AU BENIN ! |
|
Phone 01 46 71 21 05
|
COMITE CULTUREL POUR LA DEMOCRATIE
AU BENIN
(C.C.D.B.) Section française de l’ODHP-Bénin
|
YAYI
BONI, UN FIDELE EXECUTANT DES BASSES ŒUVRES DE SARKOZY AU BENIN ET EN
AFRIQUE
Plus
le temps passe avec L’exercice du pouvoir, plus on se rend compte que Yayi Boni
transforme petit à petit le Bénin en terrain d’expérimentation des politiques
impérialistes et racistes de Sarkozy
1)
Le Bénin, dépotoir des dictateurs africains Dans sa
livraison du 25 juin 2008, le journal béninois La Nouvelle Tribune du 25 juin
titre : « Le Colonel Bakar à
Cotonou, le Bénin, dépotoir des dictateurs africains »
Or le
Colonel Mohamed Bakar dont il s’agit, c’est l’homme qui a pris en otage les
habitants de l’île d’Anjouan menaçant de faire sécession en la séparant de
l’ensemble des archipels des Comores avec le soutien actif de l’impérialisme
français pendant plusieurs années. Lorsqu’avec le soutien des forces de l’Union
Africaine les forces fédérales comoriennes sont venues le chasser, il s’est
réfugié sur l’île de la Réunion en territoire français en demandant l’asile
politique. L’affaire était gênante pour l’impérialisme français ; les
troupes comoriennes ayant saisi plein de munitions de fabrication française
laissées par le Colonel Bakar et les mercenaires français à son service. Non
seulement le gouvernement comorien demandait l’extradition du Colonel félon,
mais les masses anjouanaises exigeaient que le dictateur rende des comptes par
rapport aux tortures et autres atteintes aux droits de l’homme. Empêtré dans cette affaire où se
reflètent toutes ses pratiques
barbouzardes en Afrique et surtout dans cette région de l’Océan Indien
l’impérialisme français demande à Yayi Boni de lui ôter cette patate chaude de
la main et ce dernier accepte au mépris de l’attachement de notre pays à la
défense des droits de l’homme et de sa solidarité avec la lutte des peuples du
Continent.
Le CCDB met en garde Yayi Boni contre
l’accueil de ce satrape dans notre pays et lui demande au contraire de
collaborer avec le peuple comorien pour que ce dictateur réponde de ses crimes
dans son pays.
2)
Immigration choisie. Beaucoup de gouvernements étaient
réticents ; là encore Yayi Boni va être volontaire pour sauver le soldat
Sarkozy. Ainsi, Brice HORTEFEUX l’âme damnée de Sarkozy débarque à Cotonou en
novembre 2007 avec à la main un accord. On se souvient de la loi sur
l’immigration choisie que Sarkozy avait fait voter quand il était ministre de
l’intérieur. En son temps, nous l’avons dénoncée comme une loi raciste qui
devait être combattue en tant que telle. Elle a été montrée comme
principalement dirigée contre les africains du sud du Sahara et rejetée par les
organisations démocratiques.
Immédiatement après son élection, Sarkozy a créé un ministère chargé de l’immigration du
Co-développement et de l’identité Nationale, chargé de mettre en œuvre sa loi
raciste et xénophobe. Ce ministère est considéré en France même comme la honte
de la République. Il fallait trouver des gouvernements volontaires acceptant de
donner de la crédibilité à une loi aussi abjecte. Beaucoup de gouvernements
étaient réticents ; là encore Yayi Boni va être volontaire pour sauver le
soldat Sarkozy. Ainsi, Brice HORTEFEUX l’âme damnée de Sarkozy débarque à
Cotonou en novembre 2007 avec à la main un document contenant un accord clé en
main intitulé : « Accord relatif à la Gestion concertée des flux
migratoires et au Co développement » un accord clé en main dont le Préambule
indique la volonté des deux Parties, « d’adopter ensemble les mesures
appropriées pour lutter contre la migration irrégulière » et de
réduire l’immigration clandestine entre les deux pays !!! Combien de
clandestins français se trouvent au Bénin ? mystère ; tout le monde
sait que du point de vue de la diplomatie internationale, un accord n’est juste
entre deux pays que si les deux peuvent en bénéficier pleinement, or ici, il
s’agit de faire plaisir à Sarkozy. Le contenu de cet accord est si attentatoire
aux droits de l’homme et contraire aux intérêts du Bénin que nous y reviendrons
prochainement. Ce qui nous importe ici, c’est de montrer l’aplatissement de
Yayi Boni devant les intérêts étrangers.
3)
Au service de ses maîtres Entre l’Union
Européenne (U.E.) et les Pays d’Afrique-Caraïbes-Pacifique (A.C.P.), les
Accords de Libre-Echange (A.L.E.) sont devenus les Accords de Partenariat
Economique (A.P.E.). Les relations entre ces deux parties ont été
régies par des accords successifs dits de Lomé puis de Cotonou depuis 1975. Mais
ces accords sont remis en cause aujourd’hui par l’Organisation Mondiale du
Commerce (O.M.C.) qui exige l’ouverture commerciale totale des pays du Sud pour
les plier à ses normes qui leur sont très défavorables. Le régime commercial de
la convention de Lomé puis de Cotonou est en lui-même déjà un handicap pour les pays du Sud en
général, ceux d’Afrique en particulier. Canalisant les matières premières agricoles vers l’Europe, ce régime
empêche non seulement la diversification des produits ainsi que leur
transformation sur place, mais également
tout développement basé sur une forte industrialisation. Sans compter
que leur promotion permanente constitue une entrave aux cultures vivrières.
Cette situation confine les pays ACP dans un rôle d’éternels consommateurs de
produits européens finis ou de haute technologie. Cette spirale a emprisonné depuis les années
80, les pays ACP dans le système accru de la « dette » extérieure
pour conduire à l’aggravation de leur pauvreté et à l’accentuation de leur
dépendance alimentaire. En décembre 2007, les discussions étaient houleuses à
Lisbonne où la pression était mise sur les pays africains pour l’acceptation de
l’accord. Pour les pays ACP forts de 717 millions d’habitants majoritairement
ruraux dont 50 % survivent avec 2 dollars par jour et dont 200 millions
souffrent de la faim, signer les APE de Lisbonne 2007, c’est aller vers un
suicide collectif. L’opposition à cet accord était générale ; mais on
apprendra plus tard que le gouvernement de YAYI Boni faisait partie de la
petite minorité ayant accepté de signer les accords intérimaires, encore pour
faire plaisir à ses maîtres.
4) Troupes étrangères au Bénin ? Dans le cadre du redéploiement de ses forces militaires en
Afrique et face à l’hostilité croissante de la population ivoirienne vis-à-vis
de l’armée française, le gouvernement français s’apprêterait à évacuer ses
troupes de Côte-d’Ivoire. Il n’est pas exclu qu’il pense maintenir un
détachement dans un pays de la région. Que fera YAYI Boni si Sarkozy lui
demande d’accueillir une unité au Bénin?
Voilà
pourquoi le CCDB dénonce cet aplatissement systématique de YAYI Boni devant les
intérêts étrangers et le met d’ores et déjà en garde contre l’acceptation de
troupes étrangères dans notre pays.
Paris le 5
juillet 2008
Le CCDB
|
Transmis par laflamme le 24 July 2008 à 01:57:54 (63 lectures)
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| CRITIQUE DU FORUM SUR LA CHERETE DE LA VIE |
PARTI COMMUNISTE
DU BENIN (P.C.B)
01 B.P. 2582 Recette
Principale Cotonou (Rép. du Bénin)
Tél. :2135 02 95 /
97 68 88 73 – Site : www.la-flamme.info
-------------
A
PROPOS DES RESULTATS DU FORUM SUR LA CHERTE DE LA VIE : AVEU D’ECHEC DU POUVOIR
IL NE RESTE AUX
TRAVAILLEURS ET AUX PEUPLES QU’A SE PRENDRE EN CHARGE
Le fameux forum de réflexion sur la cherté de la vie
convoqué par Boni YAYI et son gouvernement s’est tenu le lundi 14 juillet 2008.
Mais en fait "d’échanges entre forces vives de la Nation", il n’y a eu
que le seul "tambour et cloche" de Boni YAYI et de ses proches. Ont
en effet boycotté le forum : six centrales syndicales (les plus
représentatives) sur sept ; plus de la moitié des députés (48 sur
83) ; une grande majorité des maires ; les partis politiques du G4,
du G13, Force Clé, le PCB ; la majorité des chefs traditionnels et
notamment les plus probes. Se sont donc retrouvés autour de Boni YAYI, outre
ses ministres et leurs conseillers, et en dehors de quelques personnalités
venues par convenance, essentiellement des voyous et mafieux comme le Roi de
Kika et les FCBE. Le pouvoir a pensé emballer le peuple en faisant diffuser en
direct par la radio et la télévision nationales le discours du Chef de l’Etat
ainsi que les communications de ses ministres. Mais ce que cela a démontré,
c’est le fait que Boni YAYI avait un plan préconçu et qu’il voulait faire
partager par d’autres que lui d’une part, la responsabilité de son échec
flagrant et, d’autre part, sa volonté de continuer de pressurer encore plus les
travailleurs et les peuples.
En effet, deux éléments ressortent des conclusions de ce
forum : l’aveu d’échec du pouvoir et la diversion cynique au détriment des
travailleurs et du peuple. L’aveu de l’échec et de l’incapacité de Boni YAYI à
oeuvrer au bien-être des masses populaires est vert : « Nous sommes
une armée dont les munitions sont terminées » a-t-il déclaré. Alors, si
Boni YAYI était honnête, il ne restait qu’une seule attitude conséquente
à adopter : laisser le soin aux travailleurs et aux peuples de faire
fonctionner leurs organes d’exercice et de contrôle du pouvoir pour faire
rendre gorge aux pilleurs, aux mafieux, aux gros spéculateurs et organiser leur
propre instruction et la production. Mais que nous servent Boni Yayi et ses
ministres KOUPAKI et compagnie ? Une décision d’une extrême gravité de
« vérité des prix » agrémentée de mesures ridicules et mystificatrices de
"réduction du train de vie de l’Etat".
Dans sa communication par exemple, le ministre KOUPAKI a pu
dire en substance que chaque fois qu’un citoyen achète un litre d’essence à la
pompe pour 500 francs, l’Etat perd plus de 1000 francs et que cela ne peut plus
continuer. La vérité des prix, c’est pour que l’Etat, c’est-à-dire les ministres
et la classe de hauts bourgeois ainsi que les multinationales qu’ils servent ne
perdent plus mais que le peuple continue de perdre à leur profit. Voilà ce à
quoi se sont résumées les réflexions au forum de Boni YAYI et de son
gouvernement sur la cherté de la vie.
Or, en vérité, la vérité des prix, c’est qu’on volait déjà,
tous les jours, les travailleurs et les peuples par mille et une
manières : les surprofits, la gabegie, les détournements de toutes sortes,
les spéculations sordides dans l’impunité totale des criminels économiques et
politiques qui constituent l’Etat actuel du Bénin. La vérité, c’est que Boni
YAYI a gaspillé et dilapidé les ressources du pays pour la publicité pour sa
propre personne et la recherche de la dépendance personnelle de tout le monde à
lui. L’achat de la presse, les annonces de milliards de francs à tout propos et
à tout vent, les voyages intempestifs et coûteux sans préparation ni
consistance, la corruption à grande échelle pendant les élections, la liberté
aux pilleurs, etc…, voilà le palmarès du pouvoir du Changement.
Deux exemples entre mille autres. Le premier, Boni YAYI a
loué un avion pour deux de ses ministres pour se rendre en Angola négocier un
marché de produits pétroliers à des prix consensuels. Et ils sont allés en
Angola. Mais pour constater qu’il n’y avait eu aucune approche préalable des
autorités angolaises, aucune préparation de leur mission et s’entendre dire que
l’Angola, lui-même, s’approvisionne en produits pétroliers auprès du Nigeria.
C’est ainsi que la plupart des voyages sont préparés et exécutés, en Malaisie,
en Chine, au Koweit … pour le bon plaisir du prince. Deuxième exemple, Boni
YAYI, le samedi 12 juillet 2008
a limogé sur le champ (une fois encore) deux directeurs
régionaux de la SBEE
à Parakou, accusés d’être responsables de la coupure d’électricité intervenue
pendant un meeting animé par lui. Or quelques semaines plus tôt, tout le monde
a vu à la télévision les restes d’un
groupe électrogène à Parakou, acheté à plus de cinq milliards de francs (selon
les propos du ministre de l’énergie Sacca LAFIA), et qui, censé fonctionner une
trentaine d’années, a éclaté sans possibilité de récupération, trois ans
seulement après son installation ! Les responsables de ce crime économique
odieux qui a sûrement aggravé le délestage à Parakou ne sont ni recherchés,
encore moins sanctionnés jusqu’à ce jour !!! Peut-être craint-on de les
trouver aussi du côté de la BOAD !
En ce qui concerne les mesures dites de réduction du train
de vie de l’Etat, quelle économie, afin de juguler la crise alimentaire,
espère-t-on réaliser avec la réduction supposée des missions des ministres à
l’extérieur du pays ou leurs voyages en classe économique ? Quelle
économie pense-t-on faire avec la réduction du parc automobile de l’Etat ?
Qui souffrira de la réduction de ce parc si ce n’est toujours les travailleurs
qui seront privés de moyens de travail puisque les patrons continueront de
rouler dans les carrosses d’Etat et/ou pourront toujours voler pour s’acheter
les leurs personnelles.
On sait bien par où on peut faire des économies et en même
temps encourager les travailleurs et les peuples à la production : faire
rendre gorge aux pilleurs, mettre fin à la gabegie, c’est-à-dire arrêter les
dépenses de publicité pour sa propre personne, arrêter les nominations de
courtisans pour le pillage à son propre profit, arrêter les programmes ruineux
de la jeunesse et des peuples, tels les Nouveaux Programmes d’Etudes, instituer
tout de suite l’instruction de tout le peuple à travers ses langues nationales
afin d’aider les producteurs à accéder à la science et à la technique modernes,
reconnaître tout de suite l’autonomie administrative locale pour les libertés
de décisions adaptées aux besoins des populations concernées.
Au total, les mesures du forum et notamment celle de la
vérité des prix signifient la liberté absolue laissée aux compradores alliés
aux bureaucrates de pressurer avec plus de voracité les travailleurs et les
peuples. C’est tout !!! Le peuple est abandonné à son propre sort. Il
ne lui reste qu’une chose : se prendre en charge, poursuivre et élever ses
initiatives indépendantes pour se construire un présent et un avenir à son
propre profit.
Cotonou,
le 15 juillet 2008
Pour le
Parti Communiste du Bénin
Le
Secrétariat Exécutif
|
Transmis par laflamme le 24 July 2008 à 01:54:52 (195 lectures)
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| LE PCB SE PRONONCE A PROPOS DU FORUM SUR LA VIE CHERE |
 PARTI COMMUNISTE DU BENIN(P.C.B)
01 BP 2582 Recette Principale Cotonou (RB)
Tél. : 21 35 02 95
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HALTE AUX DIVERSIONS POUR PLUS D’INSTRUCTION ET DE CONSCIENCE AUX PEUPLES !
Depuis le vendredi 11 juillet 2008 et ceci plusieurs fois par heure en français et dans les langues nationales, le gouvernement de Boni YAYI fait passer un communiqué ainsi libellé : « Sous le haut patronage et la présence effective du Président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement de la République du Bénin organise une grande journée nationale de réflexion sur la cherté de la vie. « Ce forum d’échanges qui se tiendra le lundi 14 juillet 2008 à partir de 9 h 30 au Centre Internationale des Conférences, donnera l’occasion à toutes les couches de la population de réfléchir sur la crise alimentaire mondiale caractérisée par la hausse effrénée du coût du pétrole. « Sont invités à prendre part à cette importante manifestation - les représentants des organisations de la société civile, - les représentants des confessions religieuses, - les représentants des chefs traditionnels, - les représentants des jeunes et des femmes, - les représentants des Centrales syndicales, - les représentants du patronat, - les représentants de la Chambre du commerce et d’industrie, - les représentants des partis politiques, - les députés à l’Assemblée Nationale, - les maires du Bénin, - les préfets. Compte tenu de l’importance que le gouvernement accorde à cette journée de réflexion, la présence de toutes et de tous est vivement souhaitée. » Le gouvernement convoque ainsi des corps constitués de la nation et les partis politiques avec un délai de 72 heures après avoir délibérément et sans consulter personne augmenté les prix de plusieurs denrées de consommation. Il le fait après avoir envoyé en émissaires ses ministres et conseillers – avec des ministres qui ont pu péremptoirement déclarer que le kilo du maïs ne reviendra plus jamais à 75 FCFA - dans les différentes contrées du Bénin pour convaincre les masses d’accepter la dégradation plus prononcée de leurs conditions de vie, et au lendemain de la marche de protestation de six centrales syndicales. Et déjà, le matin du vendredi 11 juillet, le journal "Djakpata" annonçait que « de ce forum seront issues d’importantes et salutaires décisions qui apportent probablement plus de satisfaction aux populations. » S’agit-il vraiment d’un forum de réflexion et d’échanges que l’on veut tenir en une journée sur la dégradation globale des conditions de vie des masses, dégradation qui dure et s’aggrave depuis des mois ? S’agit-il vraiment d’un forum de réflexion auquel l’on invite de façon cavalière OU d’une nouvelle diversion organisée par Boni YAYI pour faire passer ses volontés et faire des représentants d’organisations invitées ses porte-parole ? S’agit-il de faire avaliser un plan préconçu ? Pourquoi Boni YAYI veut-il que les représentants du peuple aillent s’asseoir maintenant pour l’écouter, lui qui n’écoute jamais personne, si ce n’est la grande bourgeoisie représentée par le capital financier dont il défend les intérêts ici comme l’ont fait naguère KEREKOU et SOGLO dont il est l’héritier et le continuateur ? Le peuple crie depuis longtemps famine, les patriotes de ce pays ont exigé que : - les ressources et secteurs vitaux du pays soient réellement protégés contre la voracité du capital financier international et de ses complices béninois pilleurs de l’économie nationale, Le Parti Communiste en particulier et de façon persistante et soutenue a demandé que : - les producteurs soient véritablement encouragés par une véritable démocratie à la base avec la reconnaissance des pouvoirs des chefs traditionnels, - que les possibilités d’une élévation accélérée de la production soient posées dès aujourd’hui grâce à l’élévation générale du niveau d’instruction de l’ensemble des peuples par une instruction de tous en leurs langues nationales. On peut continuer de citer. Mais Boni YAYI n’a rien écouté. Ce qui l’a préoccupé et le préoccupe, c’est la publicité à grands frais pour sa propre personne et la dépendance personnelle d’un peuple affamé et de laudateurs corrompus à sa solde. C’est à cela qu’il a travaillé depuis deux ans qu’il est au pouvoir. Boni YAYI, on le sait, a pris l’argent du pays pour acheter journaux et groupes de presse pour débiter à longueur de journée ses louanges ; - il a massivement investi dans les campagnes électorales où on a vu (tout le monde l’a dit et répété) les FCBE distribuer l’argent à tout venant pour acheter des postes de députés et de maires ; - il a financé de nombreuses marches de soutien à sa personne ; - plutôt que de satisfaire les revendications des masses, il utilise l’argent du pays pour corrompre leurs dirigeants. Il a (malgré les discours) affamé les cotonculteurs qui, faute d’être payés, ne peuvent que recourir à l’exportation de leurs produits vivriers vers les pays limitrophes à des prix plus rémunérateurs. La catastrophe était donc prévisible et elle est de la responsabilité entière de Boni YAYI. Il dira, il le dit déjà sur les ondes à travers ses ministres et même dans le communiqué cité plus haut : « C’est une crise alimentaire mondiale, c’est le renchérissement du prix de pétrole qui en est la cause ». Mais qu’en est –il réellement au plan mondial et de la liaison des actions de Boni YAYI à cette « crise mondiale » ? Lisons plutôt Serge HALIMI dans le " Monde Diplomatique" (Cf Le Monde Diplomatique n° 650 de mai 2008) : « FMI-FAIM- Le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) avaient promis que l’augmentation des flux de marchandises contribuerait à éradiquer la pauvreté et la faim. Cultures Vivrières ? Autonomie alimentaire ? On avait trouvé plus intelligent : l’agriculture locale serait abandonnée ou orientée vers l’exportation. Ainsi, on tirerait le meilleur parti non pas de conditions naturelles - plus favorables, par exemple, à la tomate mexicaine, à l’ananas philippin -, mais de coûts d’exploitation plus bas dans ces deux pays qu’en Floride ou en Californie. L’agriculteur malien confierait son alimentation aux firmes céréalières de la Beauce ou du Midwest, plus mécanisées plus productives. Quittant sa terre, il irait grossir la population des villes pour devenir ouvrier dans une entreprise occidentale ayant délocalisé ses activités afin de profiter d’une main-d’œuvre meilleur marché. Les Etats côtiers d’Afrique allégeraient au même moment le poids de leur dette extérieure en vendant leurs droits de pêche aux bateaux-usines des pays plus riches. Il ne resterait plus ensuite aux Guinéens qu’à acheter des conserves de poissons danoises ou portugaises ( !). Malgré une pollution supplémentaire générée par les transports, le paradis était assuré. Le profit des intermédiaires (distributeurs, transitaires, assureurs, publicitaires) aussi… Soudain la Banque Mondiale, prescriptrice de ce modèle de " développement ", annonce que trente-trois pays vont connaître des " émeutes de la faim ". Et l’OMC s’alarme d‘un retour au protectionnisme en observant que plusieurs pays exportateurs de denrées alimentaires (l’Inde, le Vietnam, l’Egypte, le Kazakhstan…) ont décidé de réduire leurs ventes à l’étranger afin – quelle impudence ! - de garantir l’alimentation de leur population. Le Nord s’offusque vite de l’égoïsme des autres. C’est parce que les Chinois mangent trop de viande que les Egyptiens manquent de blé… Les Etats qui ont suivi les " conseils " de la Banque Mondiale ont sacrifié leur agriculture vivrière. Ils ne peuvent donc plus se réserver l’usage de leurs récoltes. Eh bien, ils paieront, c’est la loi du marché. L’Organisation des Ses prétentions ont dû être jugées extravagantes puisqu’il n’en a obtenu que la moitié. Il ne quémandait cependant que le prix de quelques heures de guerre en Irak et le millième de ce que la crise des subprime va coûter au secteur bancaire, généreusement secouru, lui, par les Etats. On peut calculer les choses autrement : le PAM implorait pour le compte de ses millions d’affamés… 13,5% des sommes gagnées l’année dernière par le seul M. John PAULSON, dirigeant d’un fonds spéculatif assez avisé pour prévoir que des centaines de milliers d’Américains seraient réduits à la faillite immobilière. On ignore combien rapportera, et à qui, la famine qui a commencé, mais rien ne se perd jamais dans une économie moderne. Car tout se recycle ; une spéculation chasse l’autre. Après avoir alimenté la bulle Internet, la politique monétaire de la Réserve fédérale (FED) a encouragé les Américains à s’endetter. Et gonflé la bulle immobilière. En 2006, le FMI estimait encore : " Tout indique que les mécanismes d’allocation de crédits sur le marché de l’immobilier aux Etats-Unis sont restés relativement efficaces.". Marché-efficace : ne devrait-on pas souder ces deux maux une fois pour toutes ? La bulle immobilière a crevé. Les spéculateurs réhabilitent alors un vieil eldorado : les marchés de céréales. Achetant des contrats de livraison de blé ou de riz pour une date future, ils escomptent les revendre beaucoup plus cher. Ce qui entretient la hausse des prix, la famine… Et que fait alors le FMI, doté selon son Directeur général de " la meilleure équipe d’économistes qui soit au monde" ? Il explique : " Une des manières de résoudre les questions de famine, c’est d’augmenter le commerce international. ". Le poète Léo Ferré écrivit un jour : " pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu’à en trouver la formule." Il semblerait qu’on l’ait trouvée » (Texte intégral en citation) Alors, qu’on cesse de nous rebattre les oreilles de cette crise alimentaire mondiale, et qu’on s’en prendre à ces responsables qui nous affament. Il n’est pas normal que lorsque le capital financier par ces incessantes spéculations a rendu extrêmement chers les biens que pourtant le monde produit suffisamment pour que tous les peuples mangent dès maintenant à leur faim, qu’après cela ses représentants et serviteurs au Bénin, Boni YAYI en occurrence viennent nous narguer. A moins que ce ne soit la mise en œuvre d’un plan concocté intégrant et cette crise et les solutions qu’ils ont imaginées au profit des grands bourgeois internationaux et des hautes bourgeoisies du Bénin et d’ailleurs. Une diversion de plus ! Une torture de plus ! Assez ! Assez, parce que nous savons que cela est depuis longtemps le plan de cette grande bourgeoisie de faire de la majorité des hommes et femmes de cette terre, des éternels affamés dépendant d’elle, des « esclaves » (sic) abêtis, corvéables et taillables à merci. Cà nous rappelle ce dicton populaire qui affirme que lorsque la source veut mordre, pour remordre et pour remordre encore, elle souffle à chaque coup sur la blessure de sa victime pour mieux l’endormir. Toutes ces actions tendent à cet objectif. Comme l’a dénoncé Pascal FANTODJI dans son document intitulé «Critique de la théorie et de la pratique actuelles des grands bourgeois : Contre la "guerre silencieuse" et pour une nouvelle époque révolutionnaire au monde ». Alors véritablement assez. Les patriotes et les gens qui souffrent des politiques de la grande bourgeoisie ne devront pas apporter leur caution aux décisions funestes de ce nouveau forum de diversion qui fait suite à cet autre non moins funeste qui a décidé la poursuite de l’instruction de nos enfants en la langue étrangère, celle de nos colonisateurs. Assez !! Cotonou, le 12 juillet 2008 Pour le Parti Communiste du Bénin Le Secrétariat Exécutif
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Transmis par laflamme le 13 July 2008 à 19:50:41 (182 lectures)
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| GRAND SUCCES DE LA 8ème CONF. DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS |
INSTITUT INTERNATIONAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION (INIREF) 01 B.P. 2740 Tél. (229) 21..30.03.22 / 21.38.02.75 / Cel. : 95 95.85.37.44 / 90.93.66.61
http:// www.la-flamme.info - Siège : Carré 1571 Missité/ COTONOU 97/356/MISAT/DC/DAI/SAAP-Assoc du 13/10/97 – JORB N° 24 du 15/12/97 1946/MECCAG-PDPE/DC/SG/DPRPIB/SCA ONG DU 05 / 08/ 99
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HUITIEME CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
4ème ANNIVERSAIRE DE LA CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
CPA, Cotonou, le 5 juillet 2008
-----------------COMPTE-RENDU DES MANIFESTATIONS
UNE REVOLUTION SOCIALE S’ENCLENCHE 1. Les manifestations commémorant le 4ème anniversaire de la Conférence des Intellectuels Traditionnels le 5 juillet 2008 ont connu une participation massive et très relevée. Dès 10 heures du matin, venant par vagues successives, des Rois, des Hounnon, des guérisseurs traditionnels, des chasseurs ainsi que des militants des organisations de la démocratie révolutionnaire ont littéralement envahi la salle polyvalente du Centre de Promotion de l’Artisanat (CPA). Au niveau particulièrement des Rois et autres grands dignitaires, il y a eu une affluence exceptionnelle. Ainsi, on pouvait compter : - venant du Borgou : leurs majestés le Roi Sounon Sara de Tourou, le Roi Sounon Boko de Wari-Maro, le Roi Sounon Gawé de Sanrou, le Roi Sounon Touragui de Toura, le Roi Monnon Sounon de Monnon, le chef de terre Séko Sounon de Tourou, le représentant du Roi Sounon Tabé Yorou de Tourou ; - venant de l’Atacora et de la Donga : leurs majestés le Roi Sinakika de Wassa-Kika, le Roi Sina Bagana Sorou II de Kouandé, le Roi To-sounon Sinagouma II de Birni, le Roi Kpéssourou de Wassa-Péhounco, le Roi Atchiba II de Bassila, le Roi Oubetto III de Cobly ; - venant de l’Ouémé, de l’Atlantique, du Mono et du Zou : leurs majestés le Roi Gbèzé Ayontinmè Toffa IX de Porto-Novo, le roi Kpofon Houétchéhoun d’Adjarra, le Roi Kinidégbé d’Adanhounssa (Allada), le Roi Viwatonou Sinto Agla II de Comé, le Roi Mèto Aoussan VIII d’Agbanankin (Roi des Xwla), dah Gbankponon d’Agonlin. Ces souverains étaient accompagnés de suites nombreuses de princes et princesses, de chefs religieux, de chasseurs, de griots. Ainsi, Sa majesté Toffa IX était accompagnée d’une suite de plus d’une trentaine de princesses de sa cour exécutant la danse royale Adjogan ; Sa majesté Bagana de Kouandé était accompagnée de joueurs de trompettes royales et de son griot ; Sounon Sara de Tourou, de joueurs de tambours royaux ainsi que des prêtresses conduites par le représentant du grand chef religieux Gobi Sourigui S’ajoutant à ces suites, il y avait une foule de hounnon (chefs religieux), de bokonon (devins), de guérisseurs traditionnels venant de toutes les régions du pays. Enfin, les responsables des autres structures de l’INIREF (clubs, laboratoires, sections de nationalité) ainsi que ceux des autres organisations de la démocratie révolutionnaire (de travailleurs, de femmes, des jeunesses) et des divers comités étaient venus nombreux participer à cette commémoration. Bref, la salle polyvalente du CPA était trop petite pour contenir ce nombre et l’on ne pouvait que saluer la vigilance des dirigeants de l’INIREF pour avoir transféré les manifestations de l’ISBA au CPA. Cette vigilance a prévalu tout au long des manifestations avec des comités de brigadiers, veillant au grain. Ceci a permis de répondre correctement à deux européens venus au CPA et voulant aller saluer les Rois. Le service d’ordre leur a signifié que l’on ne pouvait pas approcher ainsi des souverains. C’est alors que ces deux personnes qui ne s’étaient pas présentées auparavant diront qu’elles se recommandaient de l’UNESCO. Il leur a été dit que puisqu’elles n’étaient pas invitées, les précisions données par elles ne changent rien quant à leur demande, mais que les résultas des travaux de la conférence seront publiés et communiqués également à l’UNESCO. 2. C’est devant le parterre de rois, de dignitaires traditionnels et de militants que le président de l’INIREF, Pascal Fantodji, a ouvert la conférence commémorative du 4ème anniversaire de la Conférence des Intellectuels Traditionnels. Après avoir rappelé le thème des manifestations, à savoir « jouer pleinement sa partition dans la vie démocratique du pays », Pascal Fantodji a appelé à rendre hommage par une minute de silence aux amis, dirigeants et militants de l’organisation disparus depuis la première conférence le 04 juillet 2004. Parmi ces disparus, il en a cité nommément deux : le Roi Totchè Ganfodji Toffa VIII de Porto-Novo, un ami personnel et soutien de première heure de l’organisation et Sikirou Adédedji, membre du conseil de la Faculté de Médecine Traditionnelle et Alternative (FMTA). Le portrait de ce dernier a été dévoilé devant l’assistance. La minute de silence en la mémoire des disparus, observée debout, avec ferveur, par tous ces Rois et dignitaires était impressionnante et traduisait déjà la détermination à poursuivre et élever à un degré supérieur l’œuvre révolutionnaire entamée. 3. Poursuivant son discours d’ouverture, le président de l’INIREF, Pascal Fantodji, indiquera que des pas ont été franchis par l’organisation depuis la première conférence en 2004. " Nous en sommes à la huitième édition, si nous faisons abstraction de celle extraordinaire, en quatre ans, soit en moyenne deux éditions par an. La Conférence a adopté en 2006 un Programme d’Urgence adressé à tous les candidats aux élections présidentielles de 2006 et au gagnant de ces élections. Il y a eu ensuite de nombreuses interpellations, des demandes d’audiences autour des revendications précises au Chef de l’Etat Boni Yayi. Mais aucune suite n’a été donnée à toutes ces interpellations. On ne peut que s’indigner devant ce bafouement de la dignité des Rois et dignitaires traditionnels. Et ce d’autant que dans les pays voisins, comme le Ghana, la Côte-d’Ivoire, les Rois sont pris en haute considération et les arrêts des jugements de leurs cours ont la force de la chose jugée devant les pouvoirs publics. Le Ghana où l’instruction commence par l’enseignement dans les langues nationales compte parmi les pays les plus civilisés dans la sous-région et produit de hauts cadres instruits prisés dans les institutions internationales. Au regard du chemin parcouru, il s’agit maintenant de décider et d’aller de l’avant. La réunion de ce jour ne doit pas consister en des explications et des justifications intellectualistes, mais doit décider des actions à mener. Car les rois et chefs religieux exercent quotidiennement dans leurs cours et couvents le pouvoir de juges et d’administrateurs locaux à la satisfaction des citoyens, les guérisseurs traditionnels, celui de médecins et de pharmacologues, les chasseurs, celui de sécurité et de défense du territoire. Il s’agit de décider d’affirmer ces pouvoirs, de les proclamer. A cet effet, des commissions de travail ont été mises sur pied pour approfondir ces expériences et la maîtrise de nos activités. Les commissions, au nombre de quatre, ont réfléchi aux décisions à prendre sous formes de motions-résolutions à soumettre à votre appréciation et adoption dans les domaines ci-après : a) Pour une meilleure gouvernance et une instruction en nos langues, b) Pour une justice sociale équitable et une autonomie administrative locale profonde, c) Pour un service de santé reposant sur nos cultures et rivalisant d’efficacité avec tous les autres services de santé au monde, d) Pour une défense du territoire appuyée sur une alliance des forces naturelles réelles avec les forces modernes. Après le vote de ces motions, un débat sera ouvert pour examiner l’application de nos décisions" Tel a été la substance du discours d’ouverture qui indique en même temps l’ordre du jour. Mais avant la soumission des résultats des commissions, le Président de l’INIREF a rendu compte des initiatives dans le sens d’élever le niveau des formateurs de l’INIREF, car, dira-t-il, sans élever le niveau de ses formateurs, l’INIREF ne peut aider efficacement les Rois et les autres intellectuels traditionnels ainsi que les masses populaires à atteindre les niveaux de la science au dernier cri. Pascal Fantodji a ainsi informé que par l’intermédiaire du Parti Communiste du Bénin (avec lequel l’INIREF travaille ouvertement au sein de la démocratie révolutionnaire), contact a été pris avec des démocrates révolutionnaires de la Côte-d’Ivoire et du Mali pour la création d’une Ecole de sciences cognitives incluant naturellement le génie logiciel. Un directoire est mis en place pour diriger l’Ecole dont il est désigné comme président. 4. Ce discours d’ouverture qui a été résumé et interprété en les langues fon et batonou respectivement par Karl Voyèmè et Orou Sanni Orou Séko a été interrompu et salué à maintes reprises par des bans exécutés par les trompettes royales du Roi Bagana et/ou des applaudissements nourris des participants. Mais alors que l’on s’attendait à ce que la parole soit donnée aux responsables des commissions, Sa majesté le Roi Sinakika de Wassa-kika, suivi du Roi Sounon Sara de Tourou demandent à prendre la parole. Le Roi Sinakika dira son accord total avec le contenu du discours d’ouverture et les objectifs de l’INIREF qui œuvre pour la réhabilitation de nos valeurs culturelles. " Ce n’est pas pour vous que vous travaillez, président Pascal Fantodji, mais pour nous", conclura-t-il à l’endroit du président de l’INIREF. A sa suite, Sounon Sara, vice président de la Confédération des Rois du Nord dira que si un membre est gangrené, il faut le couper pour permettre au corps de continuer de mieux vivre. Il rappellera, pour illustrer ces propos, que la consolidation de leur organisation pour l’atteinte des objectifs a été contrecarrée par le premier ministre de sa Majesté Sero Kora, Roi de Nikki. Il a alors entrepris d’oeuvrer au rassemblement de tous les autres rois probes en vue de cette consolidation. Les manœuvres de ce premier ministre ont été dénoncées à l’occasion de la dernière édition de la fête de la Gani. Et aujourd’hui, avec la présence du Roi Bagana de Kouandé, notre cause va de l’avant. Nous ne connaissons qu’un seul président, c’est Pascal Fantondji" conclura-t-il. 5. Le ton était ainsi donné : il y avait une symbiose parfaite entre les rois et les intellectuels traditionnels d’une part et les orientations contenues dans le discours de Pascal Fantodji d’autre part. Ce dernier dans sa réponse, après avoir remercié leurs majestés pour les vœux à son endroit, et apprécié l’accord des Rois intervenants avec ses propos, apportera une précision importante :" lorsqu’on me dit que je ne travaille pas pour moi, pour mes intérêts également, je réponds que je ne suis pas d’accord. Car si la situation se transforme en mieux pour mes frères, pour vous, pour le peuple, pour le pays , j’y trouverai également mon compte !! Je travaille donc également pour mes intérêts. Je vous apprends par exemple que je suis prince de Tado (situé dans l’actuel Togo) et président du conseil annuel des grands princes de ce royaume millénaire. Je me sens bafoué lorsqu’on bafoue la dignité des Rois." La parole fut donnée aux responsables des commissions pour la lecture des projets de motions et résolutions issues des réflexions. Ainsi, tour à tour : - Kokou Zounon de la commission "Pour une meilleure gouvernance et une instruction en nos langues" présente trois motions-résolutions : - A propos des actes de diversion du peuple et du silence du gouvernement à nos interpellations, - A propos des procès fascistes contre les démocrates révolutionnaires et leurs organisations, - A propos de l’instruction de chacun et de tous en sa langue maternelle ; - Philippe Noudjènoumè de la commission "Pour une justice sociale équitable et une autonomie administrative locale profonde" présente les projets ci-après : - Motion-résolution sur l’exercice du pouvoir local, - Motion-résolution sur l’administration de la justice locale, - Résolution sur l’établissement de l’état civil ; - Fidèle Quenum de la commission "Pour un service de santé reposant sur nos cultures et rivalisant d’efficacité avec tous les autres services de santé au monde" présente les textes ci-après : - Décision relative à l’activité des cliniques traditionnelles, - Recommandation au Conseil de la FMTA pour la prise en charge des remèdes traditionnels, - Recommandation au Conseil de la FMTA pour le contrôle et l’évaluation de l’activité des cliniques traditionnelles. - Enfin, Denis Sindété de la commission "Pour une défense du territoire appuyée sur une alliance des forces naturelles réelles avec les forces modernes" présente le projet de motion sur la sécurité et la défense du territoire. Au total dix (10) motions-résolutions, dont le contenu a été traduit en fon et en batonou. Le vote est lancé avec le rappel des trois modalités possibles pour les participants : désaccord –contre, abstention , accord - pour. 6. C’est alors que le roi Kpéssourou de Wassa-péhounco demanda à parler, et le roi Viwatonou de Comé réclama un préalable au vote. Le président du présidium, tout en rappelant que le vote est engagé, reconnaît que le préalable doit être entendu et vidé avant le vote. La parole est donc laissée aux demandeurs. Le roi de Wassa-Péhounco indiqua son désaccord avec l’ensemble des motions parce qu’ils s’attaqueraient au président Boni Yayi alors que, dira-t-il, ce dernier vient d’arriver au pouvoir et ne saurait être tenu responsable de ce qui s’est passé avant lui. Et sur la base de ce désaccord, il pose trois questions, à savoir : l’INIREF serait-il un syndicat ou un parti politique ? Sommes-nous venus à cette conférence pour faire de la politique ? Pourquoi des rois du Sud ne sont pas arrivés ? Le roi Viwatonou, quant à lui, dira que la motion relative aux procès fascistes dénonce l’action intentée par un professeur, Amoussouga Géro, sans dire ce qui s’est passé et que c’est cet éclaircissement qui est son préalable. Le président du présidium, Pascal Fantodji, avec une grande clarté et fermeté, après avoir fait relire la motion "querellée" par le roi Viwatonou fera observer que le seul fait qu’un professeur, donc un éducateur en principe, assigne en justice un apprenant, un étudiant pour diffamation est condamnable par tout homme respectable et digne. Puis répondant aux propos du Roi de Wassa-Péhounco, il rappellera que l’INIREF a décidé depuis longtemps de faire de la politique pour notre émancipation du joug linguistique et culturel français et contre les criminels politiques, les fraudeurs, les pilleurs et les calomniateurs des révolutionnaires. Un nouveau chef d’Etat, s’il n’est pas d’accord avec ce qui s’est passé avant lui, le dit explicitement et répare les torts et préjudices causés. Qu’on ne vienne pas nous dire autre chose. On a le droit, sinon le devoir de se fâcher lorsqu’un chef d’Etat bafoue la dignité des rois et ne répond pas aux exigences des peuples. En ce qui concerne l’absence de tel ou tel roi, l’INIREF travaille avec ceux qui veulent travailler avec lui et va de l’avant. Sur ce, rappelle le président, le processus du vote est engagé avec des termes précis et il appartient à la conférence de se prononcer sur les motions." Aux demandes de reprise de parole par le roi de Wassa-Péhounco, le présidium est resté ferme en indiquant qu’une procédure de vote est engagée et que dans de telles circonstances, il faut qu’elle aille jusqu’à son terme. Après le vote, la parole sera donnée à qui le voudra, sans exception. 7. C’est alors que sur l’initiative du Roi Sinakika de Wassa-kika, une concertation regroupant les rois du Borgou et de l’Atacora s’instaura dans la salle autour du Roi Bagana de Kouandé. Le présidium fit patienter toute l’assistance dans le respect de cette concertation. Après un quart d’heure environ, le résultat de la concertation est annoncée par la voix du Roi Bagana : "Nous avons lavé notre linge en famille, nous sommes d’accord avec tout ce qui a été présenté ici. Nos valeurs sont bafouées et nous sommes prêts à œuvrer pour leur réhabilitation". En fait, les débats de la concertation des Rois du Borgou et de l’Atacora étaient, comme il sera connu plus tard après la conférence, autrement plus riches et plus profonds. Il a été signifié au cours de cette concertation par tous les autres rois au roi Kpéssourou de Wassa-Péhounco que les préoccupations de ce dernier étaient autres et à l’opposé des leurs. Tous les autres rois lui ont signifié leur désaccord total d’avec son intervention. Ils sont venus pour prendre des décisions pour la réhabilitation de leur pouvoir, bien défendu par l’INIREF. Le roi de Wassa-Péhounco était donc désavoué et mis en minorité. Il ne lui restait qu’à se plier ou à sortir. Il a choisi cette dernière solution en quittant la salle après le vote. Sans avoir eu tous ces détails, le président du présidium, après avoir salué les résultats de la concertation des rois du Nord, fit dérouler le vote. Les motions-résolutions ont été adoptées par 172 voix pour, 4 voix contre, 2 abstentions. Un accord massif, sans équivoque et conscient. 8. Les débats qui ont suivi donneront lieu à des réaffirmations d’engagement et des encouragements réciproques pour la mise en œuvre des motions et résolutions. On peut citer à titre d’exemples, l’intervention d’un dignitaire de la cour du Roi de Birni exprimant son soulagement et sa fierté à propos de l’accord ferme des rois du Nord avec les résolutions, celles des responsables de la CSTB rappelant les combats pour la suppression des NPE et le boycott de la rentrée scolaire prochaine si les NPE n’étaient pas supprimés. 9. En guise de discours de clôture, le président Pascal Fantodji, après avoir noté les résultats hautement positifs et les décisions combien importantes prises par la Conférence, dira sa confiance sur la détermination de chacun et de tous pour la mise en œuvre des résolutions adoptées. Et afin de faire le point et aller de l’avant, il annonce la tenue de la 9ème conférence ordinaire dans six mois autour d’un thème naturellement appelé par la mise en œuvre de ces résolutions : « Pour une nouvelle constitution développant les acquis et exigences des peuples ». Un rendez-vous est donc pris et une perspective lancée. C’est sur ces mots que la Conférence a pris fin. Elle aura duré près de 5 heures, de midi à 17 heures. 10. On peut retenir que cette 8ème conférence commémorative du 4ème anniversaire de la Conférence des Intellectuels marque comme un tournant. - Les rois par leur présence massive ont imprimé un caractère solennel exceptionnel à la Conférence. - Les débats instaurés ont permis une élévation du niveau général de la conférence. Les motions –résolutions ont été adoptées en connaissance de cause, sans malentendus ; - La conférence s’est épurée elle-même des éléments qui ne peuvent suivre la ligne générale. - On peut dire que si le pouvoir de Boni Yayi avait tenté une provocation quelconque, il a échoué lamentablement. Par ailleurs, le forum qu’il prépare à l’intention des Rois et dignitaires traditionnels ne peut se démarquer de la diversion que s’il consacre les décisions prises par la Conférence. - En déclarant que "le seul système d’instruction valable et émancipateur sur nos territoires est celui qui passe par l’usage de nos langues nationales", les Rois et intellectuels traditionnels indiquent que la révolution philosophique et culturelle est désormais complètement éclose. - Et comme, ils affirment « poursuivre, dynamiser et affirmer l’exercice des pouvoirs locaux", de justice, d’état civil, de santé et de sécurité publique dans "l’intérêt supérieur de nos peuples et l’émancipation totale de ce pays", ne doit-on pas dire que la révolution sociale s’enclenche ?! Alors vive la révolution !! Cotonou, le 10 juillet 2008
INSTITUT INTERNATIONAL DE RECHERCHE ET DE FORMATION (INIREF) 01 B.P. 2740 Tél. (229) 21..30.03.22 / 21.38.02.75 / Cel. : 95 95.85.37.44 / 90.93.66.61
http:// www.la-flamme.info - Siège : Carré 1571 Missité/ COTONOU 97/356/MISAT/DC/DAI/SAAP-Assoc du 13/10/97 – JORB N° 24 du 15/12/97 1946/MECCAG-PDPE/DC/SG/DPRPIB/SCA ONG DU 05 / 08/ 99
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HUITIEME CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
4ème ANNIVERSAIRE DE LA CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
CPA, Cotonou, le 5 juillet 2008
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MOTION A PROPOS DES ACTES DE DIVERSION DU PEUPLE ET DU SILENCE DU GOUVERNEMENT A NOS INTERPELLATIONS Nous, Rois et chefs de terre, ainsi que les Hounon (Chefs religieux), Bokonon (devins), Amanon (guérisseurs traditionnels), chasseurs réunis ce jour 5 juillet 2008 en la Huitième Conférence des Intellectuels Traditionnels de l’INIREF à Cotonou, 1. Déclarons qu’un pouvoir responsable ne demande pas aux populations de le soutenir, mais s’emploie à accomplir la volonté de ses peuples et à soutenir leurs initiatives ; 2. Réitérons que les exigences et initiatives des peuples du Bénin aujourd’hui sont celles relatives à leur émancipation linguistique et culturelle du joug français, la jouissance des libertés politiques complètes afin de se lancer plus aisément dans la lutte contre la faim, la maladie et les arriérations de toute sortes ; 3. Observons que le gouvernement de Boni Yayi s’est engagé dans une voie contraire et organise systématiquement le sabotage des initiatives et l’escamotage des exigences des peuples (actes de dictature fasciste, organisation d’élections frauduleuses, couverture des corrompus et de la corruption, clientélisme, organisation de forums à sa dévotion etc..) 4. Constatons dans ce sens que toutes les interpellations, voire les demandes d’audiences adressées au Président Boni Yayi par les intellectuels traditionnels de l’INIREF et en particulier par les Rois probes de l’INIREF en vue de soutenir et de consacrer les initiatives populaires sont restées sans suite ; 5. Estimons que par ce silence, le gouvernement de Boni Yayi s’est montré indigne de la considération des Rois et intellectuels probes de ce pays et a tourné le dos aux sources et détenteurs du pouvoir des mânes de nos ancêtres ; 6. Estimons que tout forum, et en particulier celui en préparation par le gouvernement à l’intention des Rois et dignitaires traditionnels ne peut s’écarter de la diversion qu’en consacrant définitivement le pouvoir déjà exercé par les Rois, les Hounon, Amanon, Bokonon, les chasseurs dans les domaines de l’administration et de la justice locale, de la santé et de la pharmacologie, de la sécurité et de la défense du territoire, de l’instruction en nos langues maternelles ; 7. Proclamons qu’en ce qui nous concerne, nous, Rois et Chefs de terre, Hounon, Bokonon, Amanon et chasseurs de l’INIREF, continuerons avec la bénédiction des mânes de nos ancêtres, d’exercer et d’affirmer les pouvoirs à nous dévolus sur nos territoires pour le bonheur, la sécurité, la dignité et l’émancipation de nos peuples. Fait à Cotonou, le 5 juillet 2008 La Conférence
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HUITIEME CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
4ème ANNIVERSAIRE DE LA CONFERENCE DES INTELLECTUELS TRADITIONNELS
CPA, Cotonou, le 5 juillet 2008
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MOTION A PROPOS DES PROCES FASCISTES CONTRE LES DEMOCRATES REVOLUTIONNAIRES ET LEURS ORGANISATIONS Nous, Rois et chefs de terre, Hounon, Bokonon, Amanon, chasseurs réunis ce jour 5 juillet 2008 en la Huitième Conférence des Intellectuels Traditionnels à Cotonou, 1. Proclamons notre indignation et notre désapprobation totale des procès intentés par les tenants du pouvoir de Boni Yayi contre ceux qui dénoncent la fascisation du pays et les pilleurs des ressources du peuple ; 2. Condamnons fermement le procès en cours intenté par un professeur et doyen de l’Université, Fulbert Amoussouga Géro, conseiller technique à l’économie du président Boni Yayi contre l’organisation la plus représentative des étudiants, l’UNSEB et son président André Assè pour diffamation; 3. Nous félicitons de la mise en place du Tribunal Populaire et de ses décisions lors de son audience publique du 25 juin 2008 ; 4. Demandons aux juges des tribunaux officiels et notamment ceux d | |