Editorial
Le présent numéro de Forums
Populaires présente une série de textes sur la politique d’apatridie du pouvoir
de Boni Yayi-Koupaki ainsi que sur les surenchères démagogiques et
anti-populaires de ses adversaires de la haute bourgeoisie. Ces textes qui ont
été adoptés par la conférence des cadres du PCB en date du 27 septembre 2008
ont l’avantage de montrer visage hideux du pouvoir ainsi que celui des autres
groupes de la haute bourgeoisie (G13, Force Clé G4) à travers leurs propres
déclarations. Cette critique met d’autant plus en relief les 13 thèses de lois
constitutionnelles proposées par la démocratie révolutionnaire comme la seule
alternative salvatrice pour notre pays et émancipatrice pour nos peuples.
La Rédaction
Mettre
fin à l’apatridie et à la piraterie au sommet de l’Etat avec le régime
YAYI-KOUPAKI
Les Centrales syndicales ont rendu compte à leurs bases de
leur rencontre du 17 septembre 2008 avec le Chef de l’Etat. Elle n’a rien
donné, mais ce n’est pas de cela que nous voulons parler ici à nouveau. Ce qui
retient notre attention aujourd’hui, c’est que Gaston AZOUA, appréciant les
conditions difficiles de vie des travailleurs et des peuples du Bénin, a
précisé que les taux d’inflation pour les mois de juillet et août 2008 au Bénin
étaient de 10,9 % et 15 %. Puis en réponse à une question du Chef de l’Etat, il
lui a été précisé que la source en était l’INSAE. Nous vous faisons économie de
la colère de tsar de YAYI et de ses menaces relever immédiatement le cadre de
l’INSAE qui aurait donné ces chiffres. Ce qui est intéressant, c’est qu’il
contestait ces chiffres parce qu’il était d’accord, selon ses propres propos,
avec la Banque
Mondiale et le Fonds Monétaire International pour dire que le
taux d’inflation au Bénin était de l’ordre de 2%. Notre propos ici n’est pas
non plus la guerre des chiffres, nous laissons les travailleurs et les
techniciens faire la polémique avec Boni YAYI, si tant est que ce dernier est
capable de la faire.
Ce qui est remarquable, c’est que le Président de la république
du Bénin conteste les statistiques de l’Institut National créé, commis, outillé
et payé pour les faire et fait plutôt foi à des institutions étrangères connues
pour être des instruments de la politique des puissances impérialistes, US en
particulier, institutions dont on sait qu’elles passent maîtresses dans l’art
de faire dire aux chiffres ce qu’elles veulent, voire l’art de trafiquer les
chiffres et les faits tout court.
Tout autre Chef d’Etat aurait soutenu à bras-le-corps les
statistiques de son Institut National contre celles des organismes étrangers
mais chez nous, c’est le contraire. Et cela s’appelle un comportement apatride.
Nous voyons d’ici des gens s’indigner et dire qu’il y a injure à Chef d’Etat.
Mais ce qui est injurieux ce n’est pas de dire qu’un Chef d’Etat est apatride
s’il l’est, mais d’être dirigé par un Chef d’Etat apatride. Regardez autour de
vous et vous reconnaîtrez que le Président des Etats-Unis ou de la France ne se serait jamais
ainsi comporté sans soulever un tollé de toutes les autres institutions et des
citoyens ! Regardez en vous-mêmes
et vous reconnaîtrez que ce qui vous indigne quant au fond, c’est moins ce qui
est écrit ici que le fait que votre Chef d’Etat ait pu avoir un tel
comportement, que ce qui vous fait honte c’est de devoir être dirigé par un
Président apatride. Il fallait donc le dire afin que l’on sache qu’au Bénin, il
existe encore des hommes, des patriotes !
Et de fait, les institutions de Bretton Woods, Banque
Mondiale et FMI ont plastronné toute la semaine ; elles ont paradé à
travers le pays pour distribuer les bons points à leurs agents et donner les
instructions pour « plus de réformes structurelles ». Et, obéissant comme « la Voix de son Maître »,
Iréné KOUPAKI est venu à la télé pour faire une explication de texte. Ecoutez
le plutôt, intervenant dans une émission « spéciale »(sic) de DOSSIER
A LA UNE du 19
septembre 2008 sur l’ORTB et presque intégralement repris dans le journal
l’AURORE du mardi 23 septembre 2008.
L’émission avait pour thème « Réformes structurelles et émergence économique » et avait pour
objectif d’exposer que « le
gouvernement du Dr Yayi Boni a entrepris un certain nombre de mesures
structurelles dans le but d’accélérer le désengagement de l’Etat du secteur
productif et de favoriser l’entreprise privée. Et quand on se réfère à la
version finale de la stratégie de la croissance pour la réduction de la
pauvreté de mars 2007, il était prévu l’accélération des réformes structurelles
dans divers secteurs notamment : l’agriculture, le port, l’Ocbn, le
secteur financier et au niveau des principaux facteurs de production tels que
l’énergie, les télécommunications, le ciment, etc. ».
« La pertinence
des réformes aujourd’hui dans notre pays vient de ce que le chef de l’Etat veut
relever le défi du développement et le défi de la compétitivité… La vision du
Chef de l’Etat, c’est la vision de
l’émergence…depuis quelques temps le chef de l’Etat nous a prescrit d’accélérer
les réformes structurelles.. »
Ces citations qui ont introduit et encadré les propos du
ministre montrent que ce qui sera exposé plus bas est bien la vision du
gouvernement YAYI-KOUPAKI qui a bien un programme qu’il applique depuis 2006,
celui dicté par le Capital financier international.
Il a tenu d’entrée de jeu à donner raison à la vice
présidente de la
Banque Mondiale qui a dit que « les réformes sont importantes et il faut les poursuivre ».
Écoutons-le donc.
Les réformes structurelles, qu’est ce que c’est ?
« Il y a les
réformes administratives et institutionnelles, il y a un ministre qui a en
charge cette attribution, il y a les réformes de mentalité qui doivent partir
de tous les foyers, des écoles ; il y a les réformes structurelles,
c’est-à-dire ces réformes qui doivent transformer les structures de l’économie
pour passer de l’état de pauvreté à un Etat émergent ou à un Etat de
développement accéléré… Ces réformes touchent le ciment, la finance et la
banque ; l’énergie électrique, le secteur agricole, les
télécommunications, le port, l’Ocbn… Donc il y a une panoplie de réformes dont
la mise en œuvre conduirait tout simplement à rendre disponibles les
secteurs de production qui sont nécessaires à l’émergence économique (souligné par nous
PCB) ».
Le mot est lâché. Il s’agit de rendre disponibles pour d’autres ces secteurs qui aujourd’hui
appartiennent à l’Etat. Il faut les privatiser, pour être clair.
L’état des lieux, c'est-à-dire la situation actuelle des
entreprises publiques selon le pouvoir YAYI-KOUPAKI
« L’état des
lieux des entreprises publiques aujourd’hui, dans leur ensemble, ces
entreprises ne se portent pas bien au plan administratif, au plan de la
gouvernance d’entreprise, au plan de leur finance, de leur rentabilité, de leur
contribution aux finances publiques… quelques entreprises contribuent quand
même de façon positive. C’est le cas du port de Cotonou mais le port peut mieux
faire ; la Sobemap
qui peut aussi mieux faire. La plupart des autres entreprises sont déficitaires
avec un endettement particulièrement élevé. Il est de l’intérêt de notre pays
de s’attaquer aux problèmes fondamentaux de son économie à travers les réformes
structurelles qui constituent un impératif de développement »
Il se déduit de l’exposé du ministre KOUPAKI le fil
conducteur du raisonnement à la base de ces réformes structurelles : les entreprises publiques au Bénin sont
endettées et peu performantes et il faut les privatiser ou les mettre en
concession.
Les entreprises sont endettées, qu’à cela ne tienne !
On sait que les dettes résultent du pillage en règle exécuté par les hommes en
mission à la tête de ces sociétés pour le compte des gouvernants. Finalement,
il s’agit de vider les entreprises de leurs tripes et boyaux au profit des
hauts-bourgeois puis de les recapitaliser aux frais du contribuable afin de les
offrir requinquées et gratuitement au capital financier international. Et, dans
le cas par exemple du Port Autonome de Cotonou, c’est « la
Société Financière
Internationale (SFI) qui a une bonne réputation (qui) sera choisie pour nous
assister dans ce processus de lancement d’appel d’offres, d’assistance, de
dépouillement, d’organisation de tout le processus qui va nous amener à la
construction des deux quais ».
Il suffit pour nous de préciser que la SFI est une filiale de la Banque Mondiale et
l’on voit bien d’où elle tient sa « bonne réputation » et
comment tout le processus décrit par le ministre est biaisé dès le départ avec
un gros risque de délit d’initié.
Parlant de la vente des parts de l’Etat dans Continental
Bank, il fait
l’historique de cette banque privée : Elle avait d’énormes problèmes qui
ont obligé l’Etat à injecter des fonds importants et à prendre à son compte
toutes les créances douteuses et depuis 2007 elle a commencé à réaliser des
bénéfices. Alors l’Etat va vendre sa participation
C’est donc clair. On a utilisé l’argent du contribuable pour
expurger toutes les pourritures de cette banque, pour payer les conséquences de
la mauvaise gestion des dirigeants amis (qui ont pris des crédits et n’ont pas
payé) et, dès que cette banque est définitivement entrée dans l’ère des
profits, on la cède. Personne ne comprend cette logique où les pertes sont pour
le peuple, les bénéfices pour les autres, le Capital financier international en
l’occurrence. Parce que ce que veulent et font Boni YAYI, KOUPAKI et leur gouvernement,
c’est céder les parts de l’Etat dans Continental Bank à un « opérateur
stratégique », entendez une banque étrangère. Il ne s’agit même pas de
demander à l’opérateur stratégique d’investir pour accéder à une augmentation
de capital aux côtés de l’Etat et des autres privés nationaux qui, pendant près
d’une décennie, ont porté cette banque à bout de bras pour qu’elle devienne ce
qu’elle est aujourd’hui.
Parlons de la
SBEE, secteur vital de l’énergie. Voilà une entreprise en
situation de monopole qui ne consulte aucun consommateur avant d’augmenter ses
tarifs et qui, aux dires du Ministre, a d’énormes dettes. Ce qu’il n’ajoute
pas, le Ministre, c’est que ces dettes résultent des surfacturations continues,
des prélèvements illicites opérés par les amis des gouvernants dont Boni YAYI,
des achats de groupes et équipements usagés, des détournements crapuleux dont les auteurs, bien que poursuivis par
la clameur publique, se pavanent au Parlement et ailleurs sous la protection
bienveillante du Parti-Etat de YAYI-KOUPAKI. Les gouvernants et leurs amis
dépouillent les entreprises publiques et le peuple trinque et paie.
Quant à la zone portuaire, inutile de défoncer une porte
ouverte. KOUPAKI lui-même reconnaît que le Port Autonome de Cotonou et la SOBEMAP sont rentables et
apportent des ressources à l’Etat ; et il ajoute (avec raison) qu’ils
auraient pu apporter plus encore. Mais Monsieur le Ministre, ce n’est pas en
partageant les produits de la zone portuaire avec vos amis (BOLORE et autres)
qu’elle apportera plus ! Tout le monde sait que ces entreprises
n’apportent pas plus à l’Etat et au peuple parce que l’essentiel de ce qu’elles
produisent passe dans les poches des Ministres des Transports et de leur
Président. Le dernier épisode en date a été le limogeage de M. DANDJINOU de la
tête du Port Autonome de Cotonou parce que ce DG a osé dire que le Ministre
ZINZINDOHOUE Armand l’empêchait de mettre en œuvre une bonne gestion de l’Unité
de Production et qu’en fait, le gouvernement et les hommes du changement n’étaient
pas ce qu’ils voulaient paraître. Et il a été limogé pour ça ! Des
explications confuses du « pasteur » ZINZINDOHOUE, le commun des
Béninois a compris que M. DANDJINOU, quoi qu’on pense de l’homme, était, pour
le gouvernement du changement, l’empêcheur de bouffer tranquille.
Et BENIN TELECOMS ? Et la SONAPRA ? Cela fait
maintenant plus d’une décennie que le peuple et les travailleurs de ces Unités
de Production s’insurgent contre leur privatisation ; parce qu’ils savent
qu’elles sont rentables, qu’elles sont porteuses de richesses pour la nation
malgré le pillage systématique auquel elles sont soumises par la
haute-bourgeoisie et que leur cession serait une pure braderie. KOUPAKI
lui-même reconnaît que le coton rapporte au Bénin 70% de ses recettes d’exportation.
Il en dit que c’est le pilier de notre économie. Il aurait pu ajouter qu’elle
est la vache à lait de nos gouvernants et de leurs amis et que de nombreux
scandales jalonnent son existence sans que les pilleurs n’en aient jamais été
inquiétés. Chaque gouvernement qui arrive à la tête de notre pays s’empresse
d’y nommer ses émissaires pour tondre le mouton Sonapra.
Les télécommunications sont connues comme l’un des secteurs
les plus porteurs de toute économie aujourd’hui. C’est pour cela que le capital
financier y investit massivement et incite rageusement les pays sous-développés
à le lui céder. Un gouvernement responsable devrait le protéger des appétits
voraces de l’étranger. Mais l’on sait que les gouvernements successifs de notre
pays, les Ministres et DG de ce secteur se sont ingéniés au long des décennies
à concéder aux grandes firmes internationales des contrats léonins contre des
subsides grassement déposés sur leurs comptes personnels. Les télécoms
traditionnels et les GSM sont au Bénin une série de scandales dont on ne finira
pas de parler longtemps encore. Et les travailleurs disent que la mauvaise
gestion y continue plus que jamais.
Dans ce long exposé du gouvernement une chose reste vraie,
une seule et KOUPAKI l’a dit : les entreprises publiques se portent mal au
plan de la gouvernance d’entreprise. Il y a au Bénin des entreprises publiques
patrimoine du peuple que des gens gèrent comme leur patrimoine privé. Elles
sont dirigées par des Conseils d’Administration dont les membres sont nommés en
récompense des services rendus au Chef de l’Etat lorsqu’il était candidat ou
lors de la constitution de sa majorité. Elles sont gérées par des DG dont la
mission essentielle est de constituer le butin de guerre qui permettra
d’assurer la fraude et la corruption lors des élections à venir et de garantir
aux gouvernants des jours heureux. Cela ne peut conduire qu’à la faillite. Les
entreprises sont mal gouvernées, certes, mais elles le sont par les hommes que
YAYI et KOUPAKI ont ramené dans leurs valises et placé à la tête du PAC, de la SBEE, de la SONAPRA, de BENIN
TELECOMS, etc. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude !!!
Alors finalement, cette hargne à brader, cette frénésie à
tout vendre, tout céder, ne serait-ce pas une autre tactique de la terre brûlée
des temps modernes, une manière de couvrir ses arrières, de sorte que demain,
aux peuples qui exigeront que les pilleurs de l’économie nationale, les
vandales qui nous gouvernent aujourd’hui rendent des comptes, on puisse
répondre, à ce peuple :
« Quoi ! Bénin Télécoms ? Connaît pas. Il
s’agit d’une entreprise privée qui appartient à France Télécoms et il ne faut
point perturber un opérateur économique honnête dans la jouissance de son bien…
PAC ? Connaît pas. Ce sont les affaires privées d’un investisseur
étranger, BOLORE ou BOUYGUES. Vous risquez un incident diplomatique ».
En somme, une tactique pour effacer les traces des
prévarications tout en s’emplissant les poches. Voilà le banditisme au sommet
de l’Etat, l’apatridie et la piraterie comme méthodes de gouvernement.
Il apparaît aujourd’hui encore plus clair qu’hier que les
dirigeants de ce pays ont fait l’option de promouvoir la corruption, la
piraterie et la braderie à la tête des entreprises et administrations de notre
pays. La corruption est au sommet de l’Etat comme l’illustrent également la
vaste tentative d’escroquerie des opérateurs économiques nationaux par la SOAGA dont le maître d’œuvre
est Iréné KOUPAKI, les manipulations des fonds secrets ou encore la gestion
privée et personnelle des recettes de l’escorte douanière par Boni YAYI.
La corruption, ce n’est donc pas dans les rues, à la porte
des ministères ou chez les petites dactylographes ou colleurs de timbres vers
lesquels on veut bien fixer nos regards. La corruption, c’est bien au sommet de
l’Etat, le reste n’est que vétilles.
Il n’y a pas d’autre explication. Car, contre la mauvaise
gestion , le Parti communiste du Bénin (PCB), synthétisant la volonté des
travailleurs et des peuples dans treize (13) thèses formant un corpus
constitutionnel avait déjà préconisé :
-
la
désignation des dirigeants d’entreprises par les travailleurs et leur
révocabilité à tout instant, le châtiment des pilleurs pour combattre
l’impunité et garantir une éthique dans la gestion de la chose publique et
inciter à la probité et au patriotisme
-
la
publication de tous les accords internationaux ainsi que de tous les contrats
de travaux et services au niveau de l’administration et des entreprises
publiques.
Le peuple, armé de ces thèses, est en marche. Il met en
place ses comités ici et là pour se prendre en charge et assumer la gestion du
pays. Il ne lui reste qu’à faire preuve de courage et d’héroïsme pour réaliser
ses objectifs et sauver le pays qu’en chassant ces vandales.
Cotonou, le 27 septembre 2008
Adopté par la Conférence des Cadres du PCB.
Lazare Sèhouéto et le partage du gâteau
Le samedi
20 septembre 2008, l’Alliance Nationale Force Clé a réuni son conseil national
ordinaire. Dans le discours inaugural des travaux de ce conseil, Lazare
Sèhouéto, Président de Force Clé a déclaré : « C’est le lieu de
remercier particulièrement le PRD, le PSD, la RB, le MADEP, Force Espoir, l’UNDP, l’UPR et l’ensemble des forces politiques qui
aujourd’hui font un effort de rapprochement, non pas pour se mettre dans la
logique de partage d’un gâteau qui n’existe pas, non pas pour se mettre dans la
logique d’aider à enfoncer le pays dans le gouffre, mais qui se rapprochent et
qui réfléchissent pour redonner espoir. » (Cf "Extrait du discours
inaugural du Président de Force Clé, Lazare Sèhouéto", in "le
Béninois Libéré" n° 659 du lundi 22 septembre 2008, page 7).
Ainsi,
Lazare Sèhouéto affirme que le "gâteau" n’existe pas. Mais qu’est que
c’est que le gâteau ? Les masses populaires dénoncent le fait que les
biens publics sont considérés par les gouvernants hauts bourgeois comme un
gâteau qu’ils se partagent. Elles caractérisent alors les luttes entre hauts
bourgeois comme des combats ayant pour motivations le partage du gâteau. Le
terme est bien précis et le gâteau, ici, représente tout le capital d’Etat dans
l’administration, les entreprises publics, les relations extérieures, mis dans
les mains du pouvoir d’Etat. Le gâteau existe bel et bien. Quiconque affirme le
contraire, ou bien se trompe, ou bien
ment. Que dire alors de Lazare Sèhouéto ?
Plus loin
dans le même discours, Lazare Sèhouéto dit : « j’assume qu’il y ait
eu dans ce pays des dimensions dans la corruption, dans le pillage, dans les
atteintes au patrimoine public qui sont inadmissibles ». Mais de quoi
parle-t-il donc d’autre, ce Mr Séhouéto, sinon que de son aveu d’avoir
participé au gouvernement d’improbité, de vol , de pillage de Mathieu Kérékou,
d’avoir pris part au partage du gâteau. Ainsi Lazare Sèhouéto reconnaît avoir
pillé le gâteau tout en niant en même temps son existence ! Il ment de
façon grossière.
Aujourd’hui,
les masses populaires reconnaissent que le pouvoir de Boni Yayi est corrompu,
que la corruption est concentrée par Boni Yayi
et autour de lui. Le Chef de l’Etat gère le patrimoine public pour son
seul compte, pour ses partisans du groupe FCBE et pour la publicité pour sa
seule personne. Mais les masses populaires, qui ont vu au pouvoir les
responsables du PRD, du PSD, de la
RB, du MADEP, de Force Espoir, de l’UNDP, de l’UPR, bref de tous ces partis de G4, G13
et Force Clé , savent que ceux-là également sont corrompus et perçoivent que l’enjeu de leur opposition
et combat contre Boni Yayi est le partage du gâteau.
Il est
bien connu que les partis des hauts bourgeois ne survivent qu’avec les
prébendes qu’assurent les présidents fondateurs à leurs membres sous formes de
postes à la tête des administrations et sociétés d’Etat, de marchés publics et
de facilités de fraudes fiscales et douanières etc. Privés de ses moyens et
facilités, les partis de la haute bourgeoisie s’étiolent et meurent. Les chefs
des partis alors courent pour obtenir des postes et positions qui leur
permettent de miroiter ces avantages à leurs militants. Les Bruno Amoussou,
Soglo, Zinsou, Sèhouéto ont semé cette morale nauséeuse qu’il ne faut militer
que pour avoir accès à des postes où l’on peut piller. Et si un militant n’a
pas de poste, alors son responsable est traité d’égoïste, d’ingrat, d’incapable
et l’on conseille et presse le militant de quitter ce parti et d’aller chercher
un autre patron. Il se crée ainsi des militants transhumants, en fait des
hommes qui sont devenus des gueux politiques. Pour s’assurer les possibilités
de pillage à la tête des administrations et sociétés d’Etat, les partis de la
haute bourgeoisie combattent avec acharnement l’autonomie administrative
locale, tout contrôle populaire de la gestion du bien public et par-dessus tout
l’instruction des masses populaires.
La
dénonciation de la motivation réelle de l’opposition et des combats des
dirigeants de G4, G13 et Force Clé contre le parti-Etat FCBE comme lutte pour
le partage du gâteau touche ces messieurs au point essentiel, sensible à savoir
leur portefeuille. Et face à cette accusation populaire précise, Lazare
Sèhouéto répond en mentant, en disant que le gâteau n’existe pas ! "Ajoto
mon gbo do kézé…" dit le dicton populaire. Mais Sèhouéto fait pire que
le voleur du dicton. Pendant que ce dernier déclare que le mouton le provoque,
Sèhouéto, lui, sous les feux du public, nie tout simplement l’existence du
mouton pensant ainsi mieux se camoufler. Mais Lazare Sèhouéto ne peut plus se
camoufler, pas pour longtemps. On peut percevoir que ni lui ni son parti ne
disent rien des propositions concrètes du PCB pour le combat populaire contre
la corruption, le pillage et les atteintes au patrimoine public.
Ces propositions qui synthétisent les exigences des
travailleurs et des peuples depuis 1989, enrichies par leurs expériences sous
le Renouveau sont énoncées sous la forme de 13 thèses de lois constitutionnelles
adoptées et publiées depuis septembre 2006 .(Cf la Flamme n° 293-294). Les
organisations de la démocratie révolutionnaire soutiennent et illustrent dans
leurs luttes quotidiennes ces thèses qui rejètent le fascisme, exigent
l’autonomie administrative locale jusqu’au niveau du village et du quartier de
ville, la publication à l’attention du peuple des accords d’Etat à Etat et de
tous les contrats des travaux de marchés publics, le droit d’élire et de
destituer leurs directeurs généraux et techniques garanti aux travailleurs des
entreprises et service publics. Que ce soit là, les règles de base de la bonne
gouvernance, de la transparence et de la restauration de la démocratie chez
nous au Bénin, il n’y a point l’ombre d’un doute. Et quiconque lutte pour le
pouvoir et rejette ces règles de bases ou évite d’en parler cache mal son
intention de participer au partage du gâteau.
Cotonou le
27 septembre 2008
Adopté
par la Conférence
des Cadres du PCB.
Ce que représente le G13
et comment il oeuvre
contre
l’émancipation du peuple
Le
vendredi 19 septembre 2008 s’est constitué un groupe parlementaire de 13
députés dits G13. Que déclarent-ils, qui sont-ils ? Quel programme
portent-ils et comment se situent-ils dans cette bataille entre les deux camps
– celui des ennemis des peuples dirigé par YAYI-KOUPAKI, et celui incarné par
le Parti Communiste et la Démocratie Révolutionnaire – et dont l’enjeu est
l’émancipation populaire ? C’est ce que nous allons essayer de présenter à
travers ce papier.
1-Ce que déclarent les
députés du G13.
Dans leur Déclaration en tant que groupe parlementaire le 19
septembre, on lit : « Fidèles à l’esprit et à la lettre de notre
constitution du 11 décembre 1990, et forts de leurs convictions, les députés
soussignés se constituent par la présente
déclaration en un groupe parlementaire dénommé G13…Le G13 réaffirme son appartenance à la mouvance présidentielle
… » (Souligné par nous PCB- voir Quotidien Fraternité N°2182 du 22
septembre 2008). Cette Déclaration a été
appuyée par celle de Nassirou A.BAKO, Coordonnateur du G13 en ces
termes : « Le G13 est un
groupe de la majorité parlementaire et
de la mouvance présidentielle. Le G13 se veut un groupe critique, un groupe de
contribution à l’animation des débats politiques sur des questions nationales
bien qu’étant au sein de la majorité. Cela est fondamental. Le G13 et ça vous
l’avez remarqué, a donné le signal de la décrispation, de l’ouverture politique
et c’est un message pour l’ensemble de la clase politique nationale »
(voir Quotidien Fraternité N°2182 du 22 septembre 2008). Ces propos ont de quoi
surprendre ! Surtout lorsqu’on sait
que la constitution de ce groupe a occasionné
la disparition de groupes pro-Cauris divers tels « Bénin
Emergent/Paix et Démocratie », « Bénin Emergent/Solidarité et
Progrès », « Bénin Emergent/Gouvernance Concertée ». Ces
professions de foi à la majorité présidentielle autour de YAYI Boni surprennent lors qu’on a vu toutes les
empoignades auxquelles ont donné lieu les rapports des membres de ce groupe
avec les ténors FCBE et même son Chef YAYI Boni depuis notamment un an environ.
Tentative d’arrestation d’Antoine DAYORI sur ordre du ministre de la Justice de YAYI Boni,
empoignade entre DEBOURO Djibril, un ponte FCBE
et FIKARA Sacca et tentative de levée de l’immunité parlementaire de
ce dernier, protestation contre la violence ouverte des
éléments du Président de la
République contre des
membres du G13 dans leurs localités, boycott de plénières de l’Assemblée
Nationale par des députés G13 ensemble avec ceux du G4 et Force Clé etc. Des déclarations enflammées sont signées il
n’y a pas si longtemps par ces députés ensemble avec le G4 et Force-Clé à l’encontre du pouvoir de YAYI Boni. Nous
pouvons citer : « Chacun de nous sait désormais, qu’au nombre
des armes favorites du pouvoir FCBE, il y a sinon le mensonge d’Etat, la
diffusion des rumeurs, la désinformation et les abus divers qui font de moins
en moins honneur à notre pays. Chacun de nous sait aussi que l’Etat FCBE peut
violer les lois, s’il veut et peut les respecter à sa guise, comme si nous étions dans une
banale République où la volonté du Prince se substitue à la loi et à la
légitimité populaire… Le G4, le G13 et
Force Clé expriment publiquement leur
désapprobation de la politique du double langage et de fuite en avant que
pratiquent constamment l’Etat FCBE et son Chef » (Confère Quotidien
Fraternité N° 2123 du vendredi 27 Juin 2008). Avec des prises de positions
politiques du genre que des canards de la place et même des éléments du peuple
n’ont pas hésité à qualifier de « courageuses », peut-on comprendre
que ceux-là lancent encore à cor et à cri
qu’ils appartiennent à la majorité présidentielle, c’est-à-dire qu’ils
approuvent « la politique du double langage et de fuite en avant que
pratiquent constamment l’Etat FCBE et son Chef » ? Cet étonnement est exprimé dans le quotidien
« La Presse
du Jour » en ces termes : « Le G13 : mouvancier à tout
prix !…Le G13 est un groupe politique dont la caractéristique essentielle
est l’inconséquence et la promotion de l’absurdité comme fondement de l’action
publique… Dans la
Déclaration de constitution lue par un certain Edmond AGOUA,
le groupe réaffirme son appartenance à la mouvance présidentielle. La veille,
son Président Issa Salifou tire à boulets rouges sur le régime » (La Presse du Jour N° 0746 du
24 Septembre 2008).
Alors qui sont en réalité ces députés dits du groupe 13
doit-on s’interroger ?
2- Qui sont les
éléments du G13 ?
Le groupe dit G13 se compose des députés élus aux élections
de mars 2007 sur la liste de partis divers. Ce sont :
UPR (Guené SE OROU, Rachidi
GBADAMASSI, Salifou ISSA, Nassirou BAKO
ARIFARI) ; CBE
(Venance GNIGLA, Bio Bagou OROU
YAROU) ; UNDP (AHOSSI B. Léon, Joachim DAHISSIHO) ; FE (Antoine DAYORI, Nda Antoine NDA) ;AR
(Sacca FIKARA, Cyriaque DOMINGO) ; PDPS (Edmond AGOUA). A la veille de la formation du Groupe, Bio
Bagou OROU YAROU a fait défection des siens, mais a été remplacé aussitôt par
Valentin Aditi HOUDE
Ces gens ci-dessus cités sont bien connus sur l’échiquier
administratif, économique et politique de notre pays. C’est un groupe
hétéroclite mais uni par des éléments communs : ce sont soit des hommes
d’affaires mafieux (tels ISSA Salifou, AGOUA, GBADAMASSI et autres DOMINGO,
DAHISSIHO, etc…) qui se sont enrichis au détriment du peuple en usant des
passe-droit, des pratiques frauduleuses et avantages illégaux procurés par le
régime de KEREKOU II et KEREKOU III ; soit des gens qui ont fait fortune
par pillage de ressources de l’Etat et destruction des entreprises publiques à
des postes politiques et administratifs (tel AHOSSI Comlan Léon (douane), Sacca
FIKARA (ex-DG SONACOP) Antoine DAYORI, (ex-DG SONAPRA, Valentin HOUDE (ancien
ministre de KEREKOU II et III). Ce sont donc pour l’essentiel des hommes sortis du
sérail de KEREKOU, et qui se sont illustrés dans de hauts faits de criminalité économique et de haute
corruption et dont certains ne sont que
des repris de justice ou des prisonniers en sursis. La plupart n’ont dû leur élection comme
députés qu’à l’étalage des sous volés et
la corruption souillante.
Le groupe des treize députés actuellement constitués en G13
est déjà signataire de l’Accord de Législature (ADL) signé avec les 35 députés
FCBE le 26 avril 2007 et qui a permis l’élection du bureau actuel de l’Assemblée
et notamment de son Président NAGO
Mathurin.
Cet accord dit : « Nous, députés signataires du
présent accord sommes les représentants de la Nation appartenant à différents partis politiques
ayant contribué à la victoire du Président de la République aux
Présidentielles de 2006 et qui avons volontairement convenu de regrouper nos
forces et nos actions politiques par un accord de Législature en vue de
soutenir la vision et le programme du Président de République » L’article
2 de cet accord stipule : « La majorité parlementaire est constituée
de tous les députés, quelque soit leur tendance, parti ou alliance, engagés aux
côtés du Chef de l’Etat dans la réalisation de son programme de gouvernement
et ayant signé avec la
Haute Autorité, le présent accord de législature » (voir
Quotidien Le Béninois Libéré N°312 du 27 avril 2007)
Ce sont donc des députés qui dès le départ appartiennent à
la majorité
parlementaire présidentielle.
Des gens dont
l’activité quotidienne est « la politique du double langage et de fuite en
avant » et qui sont prêts à tous marchandages, à se vendre à toute
puissance impérialiste pour arracher des
marchés douteux ou mettre la main sur des entreprises publiques du pays
peuvent-ils avoir un programme différent de celui de YAYI Boni ?
D’où proviennent les récriminations ci-dessus signalées et
autres actions de ‘’démarcation’’ de ces députés au sein de la majorité
présidentielle ? Le mémorandum du 08 janvier 2008 nous situe sur les
causes de cette situation. Nous lisons : « Au lendemain de l’élection
législative de mars 2007, les députés des formations politiques ci-dessus
citées sollicités pour faire partie de la majorité parlementaire
présidentielle, avaient signé un Accord de Législature comme expression de leur
adhésion à l’action du Président Boni YAYI… Mais sitôt le bureau de l’Assemblée
nationale et ceux des commissions parlementaires permanentes élus… aucune des
formations politiques auxquelles
appartiennent les 13 députés n’a été consultée pour la formation du
Gouvernement post-législative de même
que pour les deux remaniements techniques qui ont suivi au cours de la même
année 2007 ». (Le Mémorandum du Groupe des Treize Députés en date du 08
janvier 2008, voir Le Béninois Libéré N° 488 du mercredi 16 janvier 2008)
3- Le partage du gâteau , enjeu des
« critiques » du G13 au gouvernement de YAYI-KOUPAKI
Outre de ne les avoir
pas associés à la formation des différentes équipes gouvernementales, les 13
députés reprochent à YAYI Boni de les avoir écartés dans la mise en place de la Cour Constitutionnelle,
dans le plan de campagne pour les élections communales et locales, etc.
Il apparaît
clairement que ce qui est à la base de cette position
« critique » sic des 13
députés c’est la question du partage du
gâteau. YAYI Boni semble les avoir
floués et s’approprie seul (pour sa propagande personnelle) et au profit de
son Groupe FCBE tous les avantages tant
politiques que matériels. Il en est ainsi des marchés qui ne sont accordés en général qu’à des proches de YAYI Boni.
Ah ! Les marchés ! Les hommes d’affaires que sont la plupart de ces
députés du G13 peuvent-ils être insensibles
à cette question ? Les
pratiques fascisantes de YAYI Boni lors des
élections communales et locales
ont renforcé cette tendance.
Mais cela pouvait-il
les conduire à la rupture de leur Accord
de Législature avec YAYI Boni et son groupe de FCBE ? Les intérêts de ce groupe étant les mêmes
que ceux du pouvoir YAYI -KOUPAKI, à savoir leur soumission totale aux dictats
des puissances financières internationales pour le pillage du patrimoine
national, la corruption et les accords secrets sur le dos du peuple, peut-on
s’attendre à autre chose ? Ne
dit-on pas souvent que l’arbre tombe du côté où il se penche ?
Parcourons un peu quelques autres éléments de la Déclaration de
constitution du G13 : « Plus que jamais attachés aux valeurs de
liberté, d’égalité, de solidarité et de respect de l’Etat de droit et de la
nature laïque de notre Etat, nous
abordons ce tournant …avec la ferme volonté d’agir au plus près des préoccupations quotidiennes de nos électeurs et
plus généralement de tous les citoyens
béninois (Souligné par nous PCB) que nous avons l’honneur mais aussi la
responsabilité de représenter ». Quelles sont ces
« préoccupations quotidiennes des
électeurs ? » autres que la misère totale et la faim qui tenaillent la
grande majorité de notre peuple. Quelles sont ces « préoccupations
quotidiennes» en dehors de la
revendication pressante des travailleurs et des peuples à savoir la suppression
immédiate des Nouveaux Programmes d’Etudes
et l’instruction de nos peuples dans leurs langues maternelles et pour
la réalisation de laquelle, depuis quelques semaines, les masses de
travailleurs et de jeunes sous la direction de la CSTB marchent sous la pluie et le soleil, contre
les ministères en charge de l’enseignement au Bénin ?
Messieurs les députés du G13 tout comme leur patron et allié
YAYI Boni n’en parlent guère. Or à propos de ces questions le Parti Communiste
du Bénin et l’ensemble des Organisations de la
démocratie révolutionnaire ont
adopté des positions très claires synthétisés en 13 thèses sous forme de « Dossier » déposé au
chef de l’Etat et au parlement depuis
septembre 2006. Quelques points
saillants de ce Dossier qui règlent les « préoccupations
quotidiennes » des masses
populaires sont : l’instruction dans les langues maternelles,
la préservation du patrimoine national contre tous les rapaces nationaux comme
internationaux, le châtiment des criminels politiques et économiques ;
l’élection et la révocabilité de tous les directeurs techniques par les
travailleurs etc Ces députés qui
représentent les intérêts impérialistes et cette couche de gens dont les richesses proviennent des vols et
pillages des biens du peuple et qui ont peur qu’un jour celui-ci ne leur
demande des comptes pour les faire rendre gorge, ne peuvent pas traiter de ces
préoccupations pressantes populaires.
Alors ils se taisent. Ou au contraire ils s’expriment à
haute voix et de manière tonitruante à travers leur organe de presse tel la
télévision Canal 3 que l’on sait
appartenir à Salifou ISSA. Les petits journalistes payés à un sou par la
mafia s’érigent tous les jours en
pourfendeurs du mouvement populaire contre les NPE et l’instruction dans les
langues nationales qu’ils tournent en
dérision et des acteurs principaux de ces combats, AZOUA et IKO sont traités de
tous les noms. Peut-on être plus clairs
dans les prises de positions anti-peuple ? Eh oui ! La morale incarnée
par les marcheurs contre les Nouveaux Programmes d’Etudes et les AZOUA, IKO est
trop dangereuse pour nos députés dont certains appartiennent à la pègre. Cela
se comprend alors qu’ils la combattent.
Le mouvement populaire se fraie son chemin vers la
révolution. Il se chargera de balayer
des éléments comme ceux regroupés au
sein du G13 radicalement tournés contre
l’émancipation des travailleurs et des peuples du Bénin au même titre que leurs
patrons et mentors YAYI Boni, KOUPAKI et
autres.
Cotonou le
27 Septembre 2008
Adopté
par la Conférence
des Cadres du PCB.